Clôture des 16 Jours d’Activisme : quand le numérique devient un front de lutte pour les femmes rurales

2382411
La campagne des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre a tiré sa révérence sur une note engagée, presque solennelle. À l’initiative de l’AUDI-CONGO, avec l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le développement, une séance de plaidoyer a mis en lumière un terrain encore trop peu exploré : celui des violences numériques visant les femmes et les jeunes filles, particulièrement en milieu rural.

Dans une salle où se mêlaient chefs de villages, leaders communautaires, groupes de plaidoyer et organisations de défense des droits des femmes, les témoignages et analyses ont dessiné une réalité inquiétante. Le cyberharcèlement, le chantage en ligne, la diffusion non consentie d’images ou encore l’usurpation d’identité s’imposent désormais comme de nouvelles formes de violence, souvent invisibles, mais profondément destructrices pour la dignité et la sécurité des victimes.

Face à cette montée silencieuse, les participants ont appelé à une riposte structurée : renforcer l’éducation numérique, outiller les femmes rurales en compétences digitales, instaurer des mécanismes communautaires de signalement et, surtout, faire appliquer sans détour les lois existantes. Car au-delà des écrans, c’est bien la protection des droits fondamentaux qui se joue.

Au terme de cette rencontre, un engagement renouvelé s’est imposé comme une évidence partagée : faire du numérique un espace sûr, inclusif et protecteur. Car si la campagne s’achève, le combat, lui, ne connaît ni pause ni calendrier — il s’écrit chaque jour, au rythme des vies qu’il s’efforce de préserver.

Partager cet article :

Articles simillaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *